Pourquoi l’amour est au cœur de nos souffrances ?
- Sarah Serievic
- il y a 14 heures
- 3 min de lecture
Depuis plus de vingt-cinq ans, j’accompagne des femmes et des hommes confrontés à des impasses relationnelles, émotionnelles, existentielles.
Au fil de ce travail, une évidence s’est imposée à moi :
Ce que nous appelons souffrance, déséquilibre ou maladie est toujours, d’une manière ou d’une autre, lié au manque d'amour.
De mon point de vue, la seule maladie vraiment mortelle est la privation d’aimer et nous sommes nombreux à nous être condamnés à ne pas vivre tout en continuant à être vivants. Toutes les maladies sont des maladies d’amour.
En Sumérien, la langue la plus ancienne du monde, être malade se traduit par « être dans les ténèbres » et retrouver la santé se traduit par « retrouver la lumière ».
Lorsque j’évoque la Lumière, je ne parle pas d’une couleur mais d’une vibration qui est dans notre cœur. Il y a un maître à l’intérieur, un médecin naturel, mais savons-nous l’écouter ?
Plus on lutte contre une émotion, plus on la renforce. On crée des cristallisations qui nous maintiennent dans ce que l’on ne veut pas. Le contraire de l’amour, c’est la peur, qui est stagnation. On refuse le mouvement lumineux qui veut vivre à l’intérieur, c’est l’origine de toutes les maladies.
La seule façon de répondre à la souffrance, est acceptation, qui n'est pas résignation : l’acceptation est ouverture, victoire sur les peurs, faire de notre épreuve une perspective de croissance personnelle au service du meilleur de soi, tout comme le lotus fait sa fleur dans la boue. L'antithèse en somme de la résignation qui loin d'être un tremplin s'apparente à la démission.
Pourquoi l’amour fait-il souffrir ?
L’amour est à la fois ce qui nous attire et ce qui nous effraie. Il s’agit d’une expérience qui nous crucifie, autant qu’elle nous galvanise , c’est ce qui nous rend heureux et malheureux c’est ce qui nous nourrit et c’est aussi ce qui nous détruit.
Tout être est blessé un jour, et son cœur se referme, c’est là le piège qui peut mener à l’enfer. Un abîme renforcé par nos rancœurs , sans aucune conscience de notre pouvoir de création pour transformer nos obstacles en opportunités.
On aimerait grandir sans avoir à nous mettre debout, vivre sans souffrir ,manger sans grossir , éblouir sans jamais décevoir , on aimerait que la vie soit expansion permanente , ce qui est une parfaite illusion, un total déni du vivant. Chaque sentiment, chaque qualité, chaque caractéristique, chaque élément comporte en lui le germe de son contraire et c'est le mouvement qui permet d'aller de l'un vers l'autre pour recréer du vivant. La régression fait partie intégrante de notre réalité.
En réprimant l’authenticité pour sauver la face, nos relations se détériorent. Notre substance vibratoire se rétracte, le fluide qui nous relie au vivant se bloque. Un grain de sable s’infiltre dans notre énergie vitale et tout le mécanisme se dérègle. Il n’y a plus de circulation possible.
Toutes sortes de distractions vont être utilisées comme subterfuge pour maintenir l'illusion d'une satisfaction compensatoire : l’alcool, l’excès de nourriture, la consommation, le sport à outrance, l'informatique, les sites pornographiques, la télé, les nouvelles technologies, les jeux sur smartphone, tablette ou en ligne, on s’y amuse à mort !
Ceci ne parle pas seulement de maladie au sens physique , mais de ce qui, en nous, se ferme, se fige, se coupe du mouvement même de la vie pour afficher une apparence qui nous tyrannise.
Comment fait-on notre malheur dans la relation amoureuse ?
* lorsque nous avons peur d’aimer
* lorsque nous nous protégeons
* lorsque nous nous adaptons au lieu d’exister dans notre intégrité
* lorsque nous attendons de l’autre qu’il change ou qu'il nous sauve
* lorsque nous sommes dans l'incapacité de communiquer dans l'authenticité de notre ressenti
L’amour devient alors un combat contre soi-même, une lutte qui rend impossible le possible qui voudrait s'exprimer.
Une relation vivante implique une communication consciente qui permet de créer du lien entre deux personnes au service d'un mieux-être.
L'amour est la plus belle initiation pour apprendre à laisser circuler la vie là où nous avions appris à nous fermer.
Pour aller plus loin :
Cette réflexion est largement élaborée dans mon livre :
Quand l’amour rend possible l’impossible. Mama Editions
J’y explore ces mécanismes en profondeur .
Ces questions traversent également mes ouvrages précédents :
Rompre avec nos rôles. Editions du Souffle d'or et
Aimer sans masque. Editions du Seuil
Si ces mots résonnent pour vous, c’est peut-être qu’un mouvement est déjà en train de s’ouvrir.
Je propose des stages et des accompagnements pour explorer notre manière d’aimer et transformer en profondeur notre rapport à la relation.
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