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| L'article paru dans le magazine "psychologies" de mai 2011 |
| par Flavia Mazelin Salvi avec Sarah SERIEVIC |
| test : Qui est votre guide intérieur ? |
Chacun de nous en a fait ou en
fait régulièrement l'expérience.
C'est une certitude diffuse qui
nous apaise, le murmure entêté
de notre petite voix intérieure
qui nous fait résister, ou encore
une intuition fulgurante qui nous donne brusquement des ailes... Pour les mystiques et les
sages, c'est un dialogue ininterrompu avec une
entité qui sert de trait d'union entre le ciel et
la terre. Cette présence est appelée « guide »
dans la plupart des traditions spirituelles. Jung,
explorateur intrépide de la psyché, en avait un,
il s'appelait Philémon et avait la forme d'un vieil homme ailé. Ses enseignements ont permis au psychiatre suisse de théoriser l'un de ses grands concepts, « l'individuation ». Dans ce processus, il s'agit de se débarrasser des conditionnements sociaux et familiaux pour laisser s'épanouir notre être authentique. «Ce cheminement exige que nous rompions avec les rôles qui nous éloignent de notre vérité intérieure, afin de reconnaître et prendre appui sur notre vrai centre », affirme Sarah Sérievic, psychothérapeute, avec qui nous avons conçu ce test et élaboré quatre archétypes de guides intérieurs. Le but : identifier, puis se connecter au sien pour vivre au plus vrai de soi. |
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| L'avant-dernier article – avril 2011 |
| l'article de Catherine Maillard avec l'intervention de Sarah SERIEVIC sur Doctissimo.fr |
L’art des petits mensonges ! |
La vérité à tout prix ! Dans notre quête d’authenticité, la tentation de tout dévoiler de soi domine, trop peut-être. Et si être vrai demandait aussi de trouver un équilibre où l’art des petits mensonges a sa place… |
"La vérité, toute la vérité, rien que la vérité, levez la main droite et dites ‘Je le jure’" demande le juge au témoin... Au quotidien, il en va tout autrement, nos petits mensonges sont légions. De la réponse biaisée que l’on donne dans un sourire à son cafetier du matin au sempiternel "Vous allez bien ?" à celle total happy que l’on fait à sa mère, qui a déjà bien des soucis... Nous ne sommes pas toujours sincères et parfois même nous bluffons, que ce soit pour un entretien ou juste pour en mettre plein la vue !
Il faut distinguer la sphère sociale de celle de l’intime, bien sûr. Inutile de dire à votre boss que sa cravate est à la limite du fashion faux-pas. En revanche, se présenter sans fard à sa moitié et lui avouer cash que vous détestez les chats, les croisières, mais aussi son parfum et qu’il vous appelle son bébé… peut s’inscrire dans la quête du "être vrai" cher au développement personnel.
Entre les deux, l’espace du quotidien, où la communication s’accélère à tout va, entre téléphonie mobile, textos et mails… La question se pose, faut-il pratiquer l’art des petits mensonges, pour une bonne écologie relationnelle et quand se montrer authentique ?
La valeur constructive du mensonge
Le mensonge n’a pas très bonne presse, pourtant "il peut aussi avoir une valeur constructive… quand on est enfant" annonce contre toute attente Sarah Serievic, psychothérapeute formée au psychodrame. En affirmant que ce n’est pas lui qui a fait des trous dans le jardin en jouant avec le chien, l’enfant tente une expérience inédite. "Celle de confronter ses parents, qui sont jusqu’ici considérés comme tout puissants" explique la spécialiste. Il a menti et ils ne s’en sont pas rendu compte. "Ils ne savent donc pas tout", en conclut-il. Ensuite, la deuxième étape va consister pour lui à désinvestir le mensonge. Il va devoir prendre conscience qu’il peut affirmer ses opinions, même s’il est dans la divergence, sans perdre leur amour. "Enfant, c’est primordial de savoir que même en désaccord, il est possible d’exprimer sa vérité, sans être rejeté" ajoute Sarah Serievic.
Nous n’avons pas tous eu cette chance ! En règle générale, les adultes qui pratiquent le mensonge, par réflexe, ont appris très tôt à dissimuler. Pour ne pas décevoir les autres, ils ont pris l’habitude de travestir la vérité.
La vérité à tout prix !
Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Cet adage qui peut paraître vieillot, mais plein de bon sens, a toujours cours. La vérité n’est pas d’un seul bloc et ce qui peut être vrai pour vous ne l’est pas forcément pour l’autre. Chercher à l’exprimer et plus encore à l’imposer à tout prix peut-être très dérangeant.
D’une part, cela présage qu’il faut vous prendre comme vous êtes et d’autre part, signale un manque d’attention à l’autre. Inutile par exemple d’asséner à une de vos amies, jeune maman, au bord de l’implosion que si son bébé ne dort pas, elle y est sans doute pour quelque chose, et que franchement elle devrait consulter un psy et un ostéo. L’heure serait davantage à la compassion : demandez-lui plutôt comment vous pouvez l’aider. "Sous prétexte de relations sincères, spontanées et vraies, le risque existe de trop bousculer le rapport à l’autre " prévient Sarah Serievic. Vous pouvez tour à tour en choquer certains ou en vexer d’autres.
Les petits mensonges à propos !
"Quand nous ne sommes pas dans le fondamental de la relation à l’autre, nous ne sommes pas tenus de tout dire", insiste Sarah Serievic. Certains petits mensonges pourraient bien être nécessaires.
"On peut "mentir" à un enfant pour le valoriser, et l’encourager". Lui dire que ses résultats sont catastrophiques ne va pas lui donner confiance en lui. De même accueillir quelqu’un qui traverse une grande période de stress professionnel, par un "Mon Dieu que tu as mauvaise mine" est inutile... Il faut savoir minimiser, moduler, aménager, en fonction des interlocuteurs et des moments.
Notre spécialiste recommande de se poser la question : Quel est mon objectif ? La nécessité impérieuse de dire ma vérité ou bien de prendre soin de l’autre et se montrer respectueux de la situation qui se présente à moi.
Être vrai : une démarche intérieure !
En revanche, cesser de se mentir à soi-même, peut se révéler une quête nécessaire. Plus qu’à exprimer tout ce qui a trait à une forme de vérité, il s’agit dans un premier temps d’une démarche intérieure. "Être vrai est un chemin d’authenticité de soi à soi, qui consiste aussi à savoir poser certains masques" précise Sarah Serievic.
À ce titre, oser se montrer tel qu’on est dans nos relations reste une des clés du bonheur ensemble. À condition encore une fois de ne pas lever tous les freins entre son discours intérieur et ce que l’autre est capable de recevoir. Dire la vérité demande une réelle maturité, à commencer par sentir à quel moment l’autre est disponible pour entendre. Inutile de tout déballer, encore une fois. Confiez-vous en toute honnêteté, quand une situation importante demande à être transformée, que l’intérêt de chacun des protagonistes est en cause.
Idéalement, une relation qu’elle soit amicale, amoureuse ou encore familiale se vit dans la confiance. Quand il y a des moments de vérité à traverser, une grande délicatesse est toutefois de mise.
Catherine Maillard, le 18 avril 2011 |
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| les interviews précédentes |
| l'article de Catherine Maillard avec l'intervention de Sarah SERIEVIC sur Psychologie.com |
| Test : Etes-vous sûr(e) de vous ? |
La confiance en soi, nouveau sésame pour une vie réussie ? Sans aucun doute. D’autant plus dans un monde en équilibre instable, qui requiert de croire en soi et en la vie. Nous avons chacun des alliances toutes singulières avec ce moteur indispensable pour faire les bons choix et mener sa vie au plus près de qui nous sommes. Découvrez quels sont les ressorts de votre capital confiance, et comment l’optimiser si besoin !
Pour évaluer quel est votre profil dominant, répondez le plus sincèrement possible aux questions du test élaboré avec Sarah Serievic, psychothérapeute formée au psychodrame et auteur de Rompre avec nos rôles, éloge d’être soi, (Ed Souffle D’or).
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| l'article de Catherine Maillard avec l'intervention de Sarah SERIEVIC sur Doctissimo.fr |
Je n’aime pas mon cadeau ! Et après... |
A la course aux cadeaux succède fatalement une autre étape, celle de l’ouverture des vôtres. Pas toujours réussie, hélas ! Entre débordements de joie pour les uns, et déception pour les autres. Se sentir dépitée à ce moment-clé est loin d’être anodin. Décryptage de vos déceptions et les pistes pour sauver votre soirée. |
| Les douze coups de minuit sonnent aussi le moment tant attendu de l’ouverture des cadeaux. Pour les petits comme pour les grands, la ruée sous le sapin, va bon train. Déballer l’objet de toutes vos attentes devrait vous mettre en joie, et allumer des étincelles dans vos yeux... Bref, vous faire un sacré plaisir. Ce n’est pas toujours le cas ! Pas vraiment inspiré ni à la hauteur de vos attentes, le présent ne fait pas toujours mouche. Pire, vous pouvez même vous sentir flouée, et déçue. En réalité, "c’est bien notre capacité à recevoir, au-delà de l’objet en lui-même, qui est en jeu" explique Sarah Serievic1, psychothérapeute, formée au psychodrame. Un cadeau en dit long sur la nature de nos liens avec l’autre, tout comme notre amour de soi ! |
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| le test élaboré par Catherine Maillard avec la collaboration de Sarah Serievic sur Psychologies.com – décembre 2009 |
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| Test : Prêt(e) pour un Noel en famille ? |
À l’approche de Noël et de la soirée du réveillon, la tension monte : course au cadeaux, préparatifs et… réunion de famille. Des retrouvailles que certains attendent avec une joyeuse impatience. Mais que d’autres redoutent. Car tensions et prises de bec au dessus de la bûche ne sont pas rares… Ce rituel familial peut être l’occasion de faire le point sur le rôle de chacun au sein de votre tribu et de la façon d’en sortir le temps d’une trêve de Noël.
Comment vivez-vous ces fêtes de familles qui arrivent ? Pour le savoir et en profiter au mieux , répondez le plus sincèrement possible aux questions de ce test élaboré avec la collaboration de Sarah Serievic, auteur de “Rompre avec nos rôles” (Ed. Souffle d’Or).
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| l'interview de Sarah SERIEVIC et le test proposé par Catherine Maillard sur Psychologies.com |
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| Avez-vous réglé vos comptes avec vos parents ? |
Notre relation avec nos parents en dit long sur les comptes que nous avons bel et bien clos et les dossiers qui restent en cours.
Entre joie des retrouvailles et grincement de dents, chacun entretient des rapports singuliers. Or notre acceptation de qui ils sont, tout comme nos vieilles rancœurs continuent d’influer sur notre vie. Les liens, quelle que soit leur nature, perdurent et teintent nos relations, à commencer par celles avec nos proches. Découvrez ce que vos comportements racontent de vos relations avec eux, et où vous en êtes de votre autonomie !
Pour découvrir quel est votre profil dominant, répondez le plus
sincèrement possible aux questions du test élaboré avec l'aide de la psychothérapeute Sarah Sériévic, auteur de Rompre avec nos rôles (Ed Souffle d’Or). |
| Catherine Maillard, interview et test pour Psychologies.com |
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| L'interview postée sur le site "Doctissimo" – octobre 2009 |
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| Faut-il échapper à son destin familial ? |
Dans la famille, nous endossons tous des rôles, prêts à rejouer sur la grande scène de la vie les différents actes de notre épopée familiale, et poursuivre (ou y tracer) notre destin. Quand celui-ci est devenu étouffant, et peu conforme à nos élans, comment y échapper pour enfin vivre sa vie ?
Dans la famille, je voudrais le gentil garçon, le clown de service, la mère poule, le père Don Juan… Nous avons tous joué enfant au jeu des 7 familles. La réalité n'est parfois pas très différente. Au sein de la famille, nous avons tous plus ou moins endossé des rôles, qui nous collent à la peau, la plupart du temps. Les jeux sont faits et les cartes distribuées pour jouer la grande partie : celle du destin familial ! "la prise de conscience de ces rôles est importante et nécessaire !", soulève la psychothérapeute Sarah Serievic, auteur de "Rompre avec nos rôles". |
| C'est ton destin ! |
La tragédie grecque, tout comme certains films devenus "cultes", regorge de ces grands destins, souvent tragiques et qui persistent dans nos mémoires, tant personnelles que familiales. Dans les familles, on ne se transmet pas seulement les gênes, mais aussi des us et coutumes, des façons d'être dans le monde, des croyances et des mémoires… "Nos apprentissages sont pétris de toutes ces habitudes familiales, jour après jour nous endossons le rôle, comme une deuxième peau qui devient une façon d'être au monde alors même que nous sommes enfants", prévient Sarah Sériévic.
Plus tard, ils continuent de peser dans nos choix et peuvent entraver notre évolution, personnelle cette fois, comme l'accès à notre libre arbitre. Lucien ingénieur renommé ne se départit jamais de son sérieux, Aurélien, artiste est toujours fauché, Louise divorcée et mère parfaite ne s'est toujours pas remariée… Dans certaines familles, les rôles sont bien définis, et le destin tout tracé. |
| Nos loyautés familiales trop pesantes ! |
| "Par essence, le destin nous échappe, comme si quelque chose se jouait en dehors de nous, à notre insu", précise Sarah Sériévic. Françoise s'est vue attribuer la tâche de garde-malade auprès de sa mère âgée. Bien obligée, sa sœur, elle, a deux enfants et tellement de boulot. François est un don Juan avéré. Il en est à sa deuxième annonce d'enfant à naître, qui a pour effet récurrent de lui faire prendre ses jambes à son cou. Le destin nous joue des tours, pas toujours à notre avantage. Nos loyautés familiales ont tôt fait de nous priver de notre liberté. |
| Certains signes sont à prendre au sérieux ! |
| Vous avez peut-être déjà tout changé dans votre vie, de lieu de vie, de travail, ou de conjoint et vous vous êtes néanmoins sentis comme rattrapés par le destin. Il peut prendre diverses formes : un patron manipulateur qui vous bloque l'accès à la réussite, un conjoint adultère… "Les répétitions, malheureuses face aux scénarios de vie, sont souvent un signe", remarque la thérapeute. Le sentiment d'inutilité aussi, l'ennui, ou une fatigue chronique qui ne serait pas du uniquement à une activité éreintante, sont autant de marqueurs qui doivent vous alerter ! |
| Provoquer un déclic ! |
Quand le scénario semble tourner au vinaigre, et ce de façon récurrente avec à la clé la sensation d'être enferré, il est préférable retrouver le chemin de son élan vital et de son libre-arbitre. Y renoncer n'est pas toujours facile ! Parfois, même si on déteste son rôle, il y a tellement longtemps qu'on s'en accommode qu'on s'y est habitué. En prendre conscience est un premier pas.
Ensuite, changer le cours des choses peut se faire dans une sorte de basculement : la notion de déclic existe ! Parfois la vie vous offre des opportunités de changement, que ce soit par un voyage, une rencontre ou encore un livre. Pour d'autres, échapper à son destin familial passe par une thérapie. "Celles de type psychodrame permettent de tomber les masques plus facilement", propose la psychothérapeute Sarah Serievic. Cette méthode thérapeutique repose sur la mise en scène d'un conflit non résolu, ici au coeur du roman familial, pour mieux le comprendre et le dénouer. Grâce au jeu de rôle, éclairer la situation sous un jour bien différent devient possible. Un bon moyen pour enfin changer de rôle, et reprendre le cours de son propre destin. |
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| Catherine Maillard, le 8 octobre 2009 |
Source : entretien avec Sarah Serievic, octobre 2009 |
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| L'interview postée sur le site "GENERATION TAO" |
| Articles » Le Théâtre authentique |
"Derrière cette carapace se trouvent nos élans les plus vivants."
Sarah Sérievic vient d’écrire "Rompre avec nos rôles, Eloge d’être soi" aux éditions le Souffle d’Or. Il y est question, entre autres, de rôles à la fois nécessaires et réducteurs, du théâtre de la vie, et de mise en scène consciente. Belle rencontre avec la créatrice du « Théâtre Authentique ».
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Génération Tao : Où et comment commence votre recherche ?
Sarah Sérievic : J’ai eu un parcours atypique. J’ai d’abord été actrice pour le théâtre, très tôt, à l’âge de 17 ans, au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, ce qui n’était pas rien ! C’est un concours important où sur 500 personnes, seuls 15 filles et 15 garçons sont retenus. Tout cela est arrivé trop tôt, trop vite : j’étais au conservatoire en province, et un des sociétaires de la Comédie Française était venu voir mon professeur pour lui dire qu’il me trouvait douée, et que, n’étant pas du tout au point techniquement, je devrais tenter le concours dans 3 ans. Quand je me suis présentée au concours, il y avait tous les grands comédiens de cette époque. Sûre que je ne serais alors pas reçue, je me suis dit que j’y allais et que j’allais au moins me donner du plaisir. Le plaisir ayant dépassé mon manque de technique, j’ai été reçue première… Mais tout cela est arrivé trop tôt, sur une structure d’identité pas encore construite. J’ai joué pendant quinze ans, jusqu’à ce que je ne sache plus si, quand il fallait pleurer, c’était moi ou Antigone qui pleurait. Pourquoi avais-je ce besoin de la lumière des projecteurs pour exister ? C’est à ce moment que j’ai entrepris un travail sur moi, un travail qui me paraissait urgent !
Gtao : Et devenir thérapeute ?
S. S. : Finalement, dans le théâtre ou dans la psychologie, c’est l’Humain qui m’intéresse. Et je me suis découvert un goût de la psychologie sociale et de la dynamique de groupe, notamment grâce à un travail avec Anne Ancelin Shutzenberg*. Formée pendant cinq ans, je suis diplômée de l'Ecole Française de Psychodrame.
GTao : Vous avez commencé à travailler avec des enfants…
S. S. : Oui, cela me paraissait logique. Nous sommes tous malades de notre enfance : soit parce que nous avons été heureux, élevés dans une illusion, nous avons alors du mal à sortir du cocon douillet et nous gardons une nostalgie de cette époque, soit parce que nous y avons été malheureux. Du coup je me dis de manière très naïve : je vais soigner le monde, et je commence par les enfants ! Les enfants que je rencontre alors ont une dizaine d’années, mais ils sont déjà en rôle, car les adultes leur demandent beaucoup : « Tiens-toi droit », « Ne parle pas à table », « Ne fais pas de... |
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